Des partis politiques s’opposent au forcing des élections sénatoriales
Les autorités, avec la complicité technique de la CENI, comptent tenir coûte que coûte les élections sénatoriales en décembre. L’opposition n’est pas d’accord, et exprime son désarroi et sa colère.

« Il n’est plus question pour nous de se laisser faire ». C’est en ces termes que le Secrétaire général du parti Tiako i Madagasikara (TIM) a résumé la situation. Rina Randriamasinoro était à la tête d’un groupe de partis politiques de l’opposition ayant déposé une lettre de refus des élections sénatoriales au bureau de la Commission électorale nationale indépendante, le 23 septembre.
Le torchon risque ainsi de brûler entre les partis politiques de l’opposition, épaulés par un collectif de parlementaires, d’un côté, et, de l’autre, l’Exécutif malgache qui soutient la CENI pour la tenue d’élections sénatoriales en décembre.
« Toutes les élections organisées par la CENI au cours des dernières années ont été entachées d’irrégularités. Pour le moment, nous exigeons des enquêtes approfondies concernant les doublons dans la liste électorale », a martelé le Secrétaire général du TIM. « N’oublions pas que des litiges concernant les élections communales sont toujours en attente de jugement », poursuit-il.
C’est pourtant dans ce contexte de malentendu et de confusion que les élections sénatoriales vont avoir lieu. Du côté de la CENI, on affirme que « les questions relatives aux doublons sont pour le moment laissées dans le réfrigérateur étant donné que les sénatoriales concernent uniquement les grands électeurs». Mais les partis politiques de l’opposition ne l’entendent pas de cette oreille. Le bras de fer est engagé.




