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Crise sanitaire et économique: Les sites d’Isalo désertés par les touristes

Le tourisme est mort à Ranohira. Les opérateurs sont livrés à eux-mêmes. C'est l'une des destinations phares de la Grande île qui est donc à genoux.

Une situation qui perdure depuis près d’un an maintenant, comme l’a attesté le directeur d’exploitation d’Isalo Rock lodge, Severin Besabotsy. Les mesures de restriction de déplacement liées au Coronavirus a fait que la bourgade de Ranohira a enregistré une année catastrophique en termes de fréquentation touristique. Non seulement elle est donc privée d’une clientèle qui est à 90% étrangère mais s’y séjourner n’est également pas à la portée de la majorité des résidents même si depuis quelques temps les nationaux ont été incités à visiter le pays.

Les opérateurs touristiques de Ranohira ont même bradé leur tarif mais la formule n’a visiblement pas marché, en tout cas pour le moment. Isalo Rock lodge a par exemple baissé le prix de sa chambre qui était auparavant à 400000 ariary la nuitée à 180000 ariary en ce temps de crise. Une stratégie adoptée par la dizaine d’établissement sur place, du moins jusqu’au mois de juin de l’année 2021. Ces opérateurs n’envisagent pas un retour à la normale de leurs activités qu’a partir de 2022. Ces opérateurs n’ont d’ailleurs pas d’autres choix pour survivre, et sont donc contraints de procéder à ces promotions pour espérer travailler en volume.

“Nous nous debrouillons seuls, sans avoir eu l’appui de l’Etat malgré la précarité de notre situation. Il y avait théoriquement une politique de relance. Mais celle-ci ne s’est pas faite ressentir dans la pratique, si ce n’est qu’en matière fiscale ou en appui social. C’est nous qui avons opté pour un plan de mitigation sociale pour venir en aide à nos employés”, se désole Severin Besabotsy. Cependant, ces opérateurs n’ont malheureusement réussi à maintenir que le tiers de leur effectif.

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