Industrie: Début de la production de sucre à la SASM Brickaville
L'usine sucrière de Brickaville produit de nouveau. Celle-ci peut déjà approvisionner le marché local avec 1600 tonnes de production attendue pour cette année 2020.

L’industrie sucrière de Maromamy-Brickaville tourne de nouveau, après une cessation d’activité de plus d’une dizaine d’années. Celle-ci projette alors pour ce redémarrage une production de 1600 tonnes de sucre roux pour la campagne 2020, d’après ce qu’a confié la responsable de communication de la Société agricole sucrière Malagasy (SASM).
Prévue déjà produire dès le début de cette année, l’usine n’a sorti sa première production qu’au mois d’août, à cause d’un problème de matières premières. Les cannes qui ont été récoltées n’avaient pas le taux de saccharose souhaité, avançait ce responsable pour expliquer ce retard. Mais ce sont 300 employés permanents (des anciens de la SIRAMA pour la plupart) et 1200 employés journaliers qui ont été mobilisés et cette usine tourne dorénavant quotidiennement.
La capacité de production du SASM est cependant encore limitée. L’usine est dans une phase de “stabilisation de production”, selon le jargon technique utilisé par les techniciens, c’est-à-dire que son rendement varie encore chaque jour. Elle ne tourne également pas encore en plein régime puisque ces équipements ne sont pas encore à l’abri de quelques pannes et nécessitent des réglages en permanence. Et ce, malgré la somme colossale que cette société a déjà déboursée pour la réhabilitation de ce site industriel.
En tout cas, la SASM est plus que déterminée avec ce projet qui a déjà eu des impacts sociaux, comme le retour à l’emploi aussi bien à l’usine que dans les champs, pour des employés qui se sont retrouvés au chômage. Celle-ci devra également permettre de satisfaire ne serait-ce qu’une partie du besoin en sucre de la Grande île. Madagascar importe en effet encore 100 000 tonnes de sucres chaque année, d’après ce qu’a indiqué le ministre du commerce Lantosoa Rakotomalala.
L’opérationnalisation de ce genre d’industrie devra d’un côté booster la filière canne, surtout que la SASM est toujours à la recherche de variétés de cannes plus rentables. Pour l’heure, un hectare de champs lui donne 60 à 70 tonnes de cannes.




