Famine dans le Sud: Les aides arrivent au compte-goutte
Plusieurs localités du Sud ne bénéficient pas pour l’instant des aides concrètes promises par l’Etat. Le bilan des victimes de la famine s’alourdit. Mais les ministres sur le terrain en sont restés au stade de la stratégie pour le moment.

La famine prend de l’ampleur dans le Sud. Les ménages n’ont plus rien à manger et pourtant, les aides promises par l’Etat tardent à venir. La députée de Madagascar élue dans le district de Tsihombe, région Androy, Masy Goulamaly, informe que pour survivre les habitants consomment du cactus rouge mais actuellement cette plante se fait également de plus en plus rare à cause du déficit pluviométrique.

Des membres du gouvernement sont également sur place pour constater de visu les faits afin d’y apporter les solutions adéquates. Ils ne sont pas venus les mains vides certes, mais ils n’ont pas non plus apporté les aides nécessaires pour assurer la survie des habitants de cette localité qui est classée parmi les districts vulnérables. Cette descente se focalise surtout sur la mise en place d’une base de données pour le recensement des plus vulnérables mais pour Tsihombe, ils sont estimés à 75% d’après cette élue.
« Lors du passage du chef d’Etat, il y avait eu la distribution des vivres comme l’huile, le riz, des légumes secs ou encore des pates mais maintenant ce n’est plus le cas. Les habitants ne bénéficient actuellement que du riz et des légumes secs, qui proviennent du ministère de la population», a-t-elle expliqué.
En attendant, les élus dans les localités impactées par le « kere » ainsi que les associations se donnent la main pour apporter leurs aides et lancent un appel de détresse sur les réseaux sociaux. Marco Tsaradia, le député élu à Ampanihy a relayé sur facebook l’existence de six enfants qui ont perdu la vie dans le fokontany Ampitanake, commune Itampolo, district d’Ampanihy Andrefana à cause de la famine . Il a eu cette information grâce à l’association Sud-Mada Charity qui a effectué une descente sur les lieux. Joint par téléphone, le fondateur de cette association a indiqué qu’il s’est entretenu avec les villageois mais n’arrive pas à livrer les détails précis concernant les personnes qui ont succombé. De l’autre côté, le préfet ainsi que la gendarmerie d’Ampanihy ont indiqué n’avoir reçu aucune notification sur ces décès, lorsqu’ils ont été interrogés sur les faits.
« Le captage du fleuve d’Onilahy pour l’irrigation des rizières est la solution à long terme qui s’impose et de temps à autre des pluies artificielles. La distribution d’eau par le biais des citernes ainsi que la distribution de vivres devraient être également organisées dans les plus brefs délais car pour l’instant, le district d’Ampanihy ne bénéficie d’aucune aide concrète» selon Marco Tsaradia.




