Pourquoi ne pas l’avoir fait également pour le CEPE et le BEPC ? C’est la question qui se pose après la décision de procéder au report des sessions du baccalauréat 2020 qui sont repoussées de deux semaines. Une décision confirmée par un communiqué officiel du ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique (MESUPRES), Pr Elia Béatrice Assoumacou.
Après cinq mois de vacances forcées, les tous petits ont autant besoin de révision et de préparation que leurs ainés avant d’affronter leur premier examen officiel. A moins qu’il s’agisse simplement pour l’Etat de sauver la face en n’ayant pas céder « officiellement » aux pressions des diverses politiciens et syndicalistes.
En tout cas, les candidats au baccalauréat, eux, vont pouvoir bénéficier d’une période supplémentaire pour réviser. Initialement prévues du 05 au 16 octobre, les épreuves se dérouleront désormais du 19 au 23 octobre à partir de 07heures pour le baccalauréat d’enseignement général.
La première partie du baccalauréat technologique, le baccalauréat professionnel et technique se tiendra du 19 au 23 octobre à partir de 07heures et la deuxième partie, du 26 au 29 octobre à partir de 07 heures également. La distanciation physique d’au moins un mètre entre les candidats ainsi que la désinfection des salles des examens sont de rigueur.
« Cette décision a été prise pour donner plus de temps de préparation et d’assimilation des connaissances aux candidats. Ce, afin de leur permettre un renforcement des acquis mais surtout de les aider au mieux à faire face aux épreuves durant les sessions de cette année », informe le ministre.
De l’autre côté, les candidats qui ne sont pas trop accros aux sports peuvent pousser un ouf de soulagement. L’Etat a décidé de supprimer à titre exceptionnel les épreuves théoriques et physiques de l’Education physique et sportive (EPS) pour cette session. Plusieurs raisons sont avancées par le ministère pour justifier ce choix. Il y a entre autres le manque de préparation physique des candidats qui pourrait favoriser des malaises corporels. Les épreuves collectives constituent aussi des facteurs favorisant la propagation du coronavirus, d’ailleurs les compétitions sportives sont toujours suspendues à Madagascar. Autrement dit, tous les paramètres ne sont pas réunis pour que les épreuves de l’EPS puissent avoir lieu.
Médecin après la mort
Le report des dates des examens officiels a été déjà réclamé à maintes reprises par les syndicalistes, les parents, les enseignants ainsi que les candidats mais l’Etat a toujours campé sur sa position. Mais quoi que l’on dise, le mal est déjà fait. Les candidats au BEPC ont couru avec des masques lors de l’EPS, ce qui fut entre autres le cas à Toamasina. Les parents ont tiré la sonnette d’alarme et ce n’est qu’après la diffusion des images sur les réseaux sociaux que les responsables sur place ont enfin décidé de ne pas exiger aux candidats le port de masques.
