Pour l’accusation concernant le retard de traitement de dossier le parquet dément catégoriquement toute allégation de retard non justifié dans le traitement du dossier des supporters sénégalais.
Pour ce qui sont des conditions en détention les détenus reçoivent leurs repas de manière régulière. Les rumeurs évoquant une grève de la faim sont donc infondées.
Concernant la troisième accusation portant sur les reports d’audience, ces renvois ont été effectués à la demande des prévenus et eux-mêmes, afin de leur permettre de préparer leur défense et d’assurer la présence de leurs avocats.
Ce report est par la suite justifiée par la présence d’un avocat inscrit à un barreau en France a assisté à une audience. L’absence de bureau de consultation au Maroc, ainsi que la volonté des prévenus d’être jugés en présence de leurs avocats, ont ainsi conduit au report au 12 février 2026.
Il faut souligner que le tribunal de Rabat en charge du dossier a mis à disposition un interprète assermenté en langue française, langue maîtrisée par l’ensemble des prévenus. Ainsi qu’un traducteur dans leur langue maternelle (le Wolof) que les autorités ont mis à disposition en concertation avec leur consul du Sénégal adjoint au Maroc.
Cependant la loi n’exige pas d’interprète lors de l’enquête préliminaire lorsque l’officier comprend la langue de l’intéressé, sous réserve que les procès-verbaux soient lus et expliqués.
Il faut rappeler que la justice marocaine a condamné des supporters sénégalais à des peines comprises entre trois mois et un an d’emprisonnement pour leurs actes d’hooliganismes.
Neuf d’entre eux ont été condamnés à un an de prison assorti d’une amende de 5.000 dirhams (environ 460 euros), six autres à six mois et 2.000 dirhams d’amende (180 euros). Les trois derniers accusés écopent de trois mois de prison et d’une amende de 1.000 dirhams (90 euros). “Des sanctions incompréhensibles” selon leur avocat Patrick Kabou.
