FUTURE MEDIA INITIATIVE : Un trait d’union entre journalisme traditionnel et nouveaux médias
Entre journalisme traditionnel et nouveaux médias, la relation n’a pas toujours été un long fleuve tranquille. Mais la conférence internationale Future Media Initiative (FMI), organisée dans la capitale marocaine le 4 Septembre dernier, a offert un espace inédit de dialogue et de rapprochement entre ces deux univers de l’information.

Journalistes et créateurs de contenus face à face
Dès l’ouverture des débats, les panélistes issus de la presse traditionnelle n’ont pas mâché leurs mots.« Comment peut-on faire confiance à ceux qui courent derrière les likes ? Quelles sont les limites entre vie privée et lives ? Quelles lois régissent les créateurs de contenus par rapport au droit à l’image ? » ont-ils lancé, interpellant directement les influenceurs et vidéastes présents.
En réponse, les figures des nouveaux médias ont défendu leur pratique en mettant en avant leur transparence, qu’ils considèrent comme un atout majeur et une force de légitimité auprès du public. “Un créateur de contenu sait évoluer et aller vers d’autres médias”, ponctue un panéliste.
Une synergie en construction
Malgré des divergences, la journée de réflexion a permis de poser les bases d’une coopération. « Le monde bouge, les informations circulent rapidement. Il faut réfléchir ensemble, agir en toute liberté mais de manière responsable », a souligné Ismail El Hassani, cofondateur du FMI et ancien directeur exécutif de Medi1 TV, lors de son discours d’ouverture.Selon lui, il est essentiel de préserver la noblesse du journalisme tout en l’adaptant aux nouveaux outils numériques.
Intelligence artificielle et souveraineté africaine
Le thème « Horizon 2030 : Nouvelles puissances médiatiques et émergence d’un nouvel ordre informationnel » a ouvert la discussion sur l’avenir.«Aujourd’hui, les outils de création sont menacés par l’Intelligence Artificielle. Mais l’humain reste supérieur, il garde l’accès au terrain », a affirmé Zul Ngoufonja Zelkifli, fondateur et CEO de Quick-Witted Management.Il a appelé à ce que l’Afrique cesse d’être seulement consommatrice de contenus et devienne productrice d’informations et d’analyses.
Les fondamentaux du journalisme rappelés
Pour Patrick Montel, ancien journaliste de France Télévisions et fondateur de Radio Montel, les réseaux sociaux et les influenceurs ont leur place, mais à condition de disposer d’outils de vérification : « Oui aux réseaux sociaux, oui aux influenceurs, mais avec un cadre clair pour décrypter l’information. »
De son côté, Samira El Gadir, correspondante de TF1 et spécialiste des fake news, a conclu les débats en insistant sur l’importance de la collaboration : « Travaillons ensemble, pas les uns contre les autres. »
Un premier chapitre prometteur
Portée par un quatuor de communicants – Ismail El Hassani, Omar Khyari, El Bachir Essamari et Amine Mazzen – la Future Media Initiative a ouvert un nouveau chapitre, salué par les participants comme une réussite inaugurale.« The new chapter begins », résument les organisateurs, convaincus que cette initiative marquera une nouvelle étape dans l’évolution du monde médiatique.
En clôture de la conférence, Tarik Najem, Secrétaire Général de la Fédération royale marocaine de football (FRMF) a tenu à saluer l’importance de cette initiative.Il a rappelé que le Maroc s’est engagé à offrir « la meilleure version de la Coupe d’Afrique des Nations » grâce à la mise à niveau de ses stades, conformément aux standards de la FIFA.« Le Royaume déploie des efforts considérables pour renforcer ses infrastructures et perfectionner son organisation en vue d’accueillir la CAN 2025 et la Coupe du Monde 2030. Notre objectif est de garantir une expérience unique aux joueurs, aux supporters et aux professionnels des médias », a-t-il affirmé, soulignant ainsi la cohérence entre défis sportifs et défis médiatiques.
Nadia







