CAN au Maroc : au-delà du foot

Notre séjour au Maroc touche à sa fin. Quinze jours de découvertes, de déplacements, de rencontres et d’émotions au rythme de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025, pensés et programmés par l’Association nationale des médias et des éditeurs (ANME), en collaboration avec la Fédération royale marocaine de football ( FRMF) et la Confédération africaine de football (CAF). Quinze jours qui laissent une conviction profonde : au Maroc, ce tournoi continental dépasse largement le cadre du football.

Une hospitalité franche

Dès l’arrivée, une phrase revient comme un refrain:« Vous  êtes la bienvenue au Maroc, madame. » À l’aéroport, dans les gares, à l’hôtel, dans les rues, auprès des guides, des serveurs, des passants, cette hospitalité n’a rien de mécanique. Elle est humaine, chaleureuse, sincère. Un sentiment d’être chez soi, auprès d’une grande famille, sa famille.

Dans cette vidéo, une mère de famille marocaine arbore fièrement le drapeau du Maroc, de la Côte d’Ivoire et celui du Cameroun lors du match opposant la Côte d’Ivoire et le Cameroun au grand stade de Marrakech. 

 

Des villes habillées aux couleurs de la fierté nationale

Au-delà des stades, le Maroc s’est mis aux couleurs de sa CAN. Les grandes villes, que nous avons visitées allant de Casablanca à Marrakech en passant par Rabat, Fes et Tanger, rouge et vert dominent l’espace public. Des grandes artères aux ruelles étroites des médinas, des hôtels aux gares, des aéroports aux transports urbains, et même des restaurants, l’événement est partout visible. Cette omniprésence traduit une chose : la fierté d’un peuple d’accueillir l’Afrique sur sa terre.

Quand le citoyen devient ambassadeur de la CAN

A Marrakech, sur l’avenue M, à la sortie de notre lieu d’hébergement au Pestana CR7, un père de famille accompagné de son fils s’approche de notre délégation de journalistes. « Bienvenue au Maroc. Vous êtes de quel pays ? ». La conversation s’engage naturellement. Très vite, l’homme évoque les infrastructures sportives, avec une précision et une fierté remarquables. « C’est la première fois que la CAN se joue dans six grandes villes et neuf stades. Quatre autres sont encore en construction. C’est notre CAN. » Puis, les yeux brillants, il ajoute: « Nous postulons même pour accueillir la CAN 2028. Un échauffement pour la Coupe du monde. ». Avant de nous souhaiter, une fois encore, un bon séjour sur cette terre de football.

Cette fierté est d’ailleurs ressentie lors des visites guidées des sites culturels, artisanaux et économiques comme le complexe Hassan II, le jardin Majorelle, le musée des Berbères et celui de Yves Saint Laurent, la visite des jardins des Oudayas, le désert d’Agafay, la chambre de l’artisanat, les tannieres ou encore le port de Tanger Med et Casablanca finance city.

Cette vidéo du guide Ahmed sur la Medersa à Marrakech illustre parfaitement cette fierté.

 

Une organisation portée par le savoir-faire local

Au total, 110 entreprises marocaines ont contribué à la rénovation et à la construction des infrastructures sportives. Une donnée qui en dit long : cette CAN est pensée, réalisée et portée par des compétences nationales. En parcourant Casablanca, un confrère tchadien ne cache pas son étonnement : « Je me demande pourquoi beaucoup de pays africains n’ont pas cette vision. L’organisation est inégalable. On se croirait en Europe. » Une remarque qui résume le sentiment partagé par de nombreuses publications sur les réseaux sociaux.

Image: ANME

Quand la CAN devient levier touristique

Mais réussir une telle organisation ne repose pas uniquement sur la passion du ballon rond. Les autorités marocaines ont fait un pari stratégique : celui du tourisme. Le choix de répartir les matchs entre Casablanca, Rabat, Fès, Tanger, Agadir et Marrakech permet aux supporters de découvrir le pays dans toute sa diversité : médinas, gastronomie, patrimoine, identité culturelle, histoire.

Image: ANME

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Selon le ministère marocain du Tourisme, le Royaume a accueilli 18 millions de visiteurs à fin novembre 2025, soit une hausse de 13,5 % par rapport à 2024, générant 113 milliards de dirhams de recettes touristiques à fin octobre 2025. Un chiffre qui augmentera sans  aucun doute au cours de janvier 2026. Coté transport aérien, les informations avancent que l’aéroport Mohammed V de Casablanca a dépassé pour la première fois les 11 millions de voyageurs. “La Can 2025 est considéré comme catalyseur de cette performance en générant un afflux exceptionnel de délégations, de supporters et de touristes”.

Le Maroc se positionne ainsi comme destination incontournable pour 2025-2026, classé 13ᵉ au monde en termes de croissance touristique par ONU Tourisme, et 1er en Afrique et au Moyen-Orient.

Une victoire déjà acquise

image: ANME

Au Maroc, la réussite de la CAN est l’affaire de toute une nation. Bien au-delà des résultats sportifs, c’est l’économie, l’image, la fierté, et l’identité d’un peuple qui sont engagées. Avant même les phases finales de la Coupe d’Afrique des Nations, le Maroc peut déjà se targuer d’un sacre symbolique. Celui d’avoir démontré qu’en Afrique, ambition, organisation et vision peuvent aller de pair.

Au-delà du football, le Royaume a porté haut les valeurs et les couleurs de l’Afrique. Et sur ce terrain-là, il est déjà champion.

Reportage: Nadia 

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